« La presque totalité des réclamations a disparu dès que les indicateurs de chocs SHOCKWATCH ont été mis en place » Jacques RABATEL, Directeur Logistique TOSHIBA France.

Découvrez à travers cet article les fonctionnalités de nos indicateurs de choc et de renversement

Manutention et entreposage – 1995

Traitement de chocs pour Toshiba

Le choc est l’ennemi numéro 1 du photocopieur lors de son transport ou de sa manutention. Pour prévenir les accidents, il est indispensable de sensibiliser les opérateurs sur la nécessité de manipuler ces « précieux colis » avec précaution de la sortie d’usine jusqu’à la livraison chez le distributeur. Toshiba a trouvé la méthode…

C’est en juillet 1990, que Toshiba Systèmes France a inauguré son tout nouveau site de fabrication de photocopieurs à Dieppe. Dans le même temps, était ouvert, près de l’usine, un centre de distribution destiné à couvrir l’ensemble de la demande européenne à partir de la production française et des livraisons japonaises. L’année précédente, Toshiba avait créé un pôle logistique dont la direction avait été confiée a Jacques Rabatel. « Ici, nous mettons la satisfaction du client au premier rang de nos préoccupations » précise ce dernier « et nous devions faire face à des réclamations journalières de distributeurs qui s’étaient fait livrer des photocopieurs endommagés. Il nous fallait rapidement trouver une solution, et savoir qui étaient les responsables des mauvais traitements infligés aux photocopieurs. Nos caristes avaient-ils manipulé les colis sans précaution dans le centre de distribution ou lors du chargement ? Le chargement avait-il été mal arrimé dans le camion ? La conduite du camion avait était-elle trop brutale ? Le déchargement s’effectuait-il dans de bonnes conditions ? Il devenait indispensable de cerner à quel moment et pour quelles raisons la marchandise subissait de mauvais traitements, et y remédier ». Jacques Rabatel se souviens alors avoir vu des produits venus des Etats-Unis conditionnés dans des cartons équipés d’indicateurs de manutention.  Il s’intéresse alors plus précisément à une documentation qu’il avait reçu quelques mois auparavant en provenance de Tilt-Import (distributeur exclusif de la marque sur toute l’Europe) et découvre toute une panoplie d’indicateurs de manutention susceptibles de répondre à son attente. Il contact alors Jérôme Czap, directeur technique de la société.

Indicateur de manutention : mode d’emploi

Encore peu employé en France, l’indicateur de manutention a depuis longtemps conquis les entreprises américaines (Tilt-Import est un constructeur américain). Il séduit également les constructeurs allemands. Il existe plusieurs types d’indicateurs de manutention, dont certains très sophistiqués sont de véritables boîtes d’enregistrement. Celui choisit par Toshiba est le plus simple, il s’agit d’une étiquette autocollante, placée sur le colis et munie d’un petit indicateur qui vire au rouge dès que le choc subit par le colis atteint la limite fixée par l’utilisateur. « Mais attention » nous met en garde Jérôme Czap « cet indicateur ne doit pas être placé n’importe où et n’importe comment. Il est essentiel de réaliser des tests pour savoir où le positionner sur le colis et déterminer à partir de quelle intensité de choc il doit se déclencher, en effet, le « Shockwatch » réagira différemment selon son support absorbe ou résiste au choc. Sur un emballage de grande dimension, le centre d’un des panneaux absorbe mieux les chocs que la proximité d’un des angles. Il faut donc trouver l’emplacement idéal pour éviter les déclenchements intempestifs tout en conservant la sensibilité indispensable. C’est pour cette raison, qu’il est indispensable de vouloir vendre ce type d’indicateur par correspondance, l’utilisateur serait forcément déçu ».

Un utilisateur enthousiaste

Chez Toshiba, le résultat ne se fait attendre. La pose des premiers indicateurs de chocs a été effectuée en avril 1992. Jacques Rabatel a mis en place une procédure de de contrôle, dans laquelle chacun des acteurs de la manipulation ou du transport vérifie lorsqu’il prend en charge les colis que les indicateurs n’ont pas été déclenchés.

Si l’un des indicateurs a viré au rouge, il émet des réserves, le colis est aussitôt mis de côté et remplacé par un autre. « La presque totalité des réclamations a disparu dès que les « Shockwatch » ont été mis en place, simplement parce que chacun a pris conscience que l’indicateur permettrait une traçabilité des colis et pouvait révéler à quel moment le colis avait subis le choc. »

Auparavant, les chocs résultaient souvent de causes faciles à deviner comme le mauvais arrimage du déchargement ; le déchargement par un homme seul d’un photocopieur de plus de 100 kg d’un camion non munit de hayon ; ou d’une négligence des caristes. Aujourd’hui, Jacques Rabatel ne cache pas satisfaction « Entre Avril 1992 et Mars 1993, 25 540 indicateurs de manutentions ont été posés sur des emballages de photocopieurs Toshiba. Les réclamations ont porté sur 41 unités. Après ouverture des colis, seulement 2 photocopieurs ont été estimés totalement hors d’usage ».

Evidemment, les indicateurs de manutention sont particulièrement adaptés à des produits aussi sensibles, lourds et coûteux que les photocopieurs, mais le résultat obtenu est tellement significatif, que bientôt, ils pourraient être appliqués lors du conditionnement des télécopieurs.

GAEL D’ARGENTRE – « Manutention et entreposage » (1995)